Devenir éditeur de sites de niche : Julien Jimenez (Korleon) / Christophe Vidal

Christophe Vidal: Bonjour à tous! Bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Aujourd’hui on va parler d’édition de sites.
Qu’est-ce que c’est?
J’ai un expert avec moi pour en parler. Julien Jimenez, de Korleon Biz, qui a, si je ne me trompe pas, un passé d’éditeur de sites et qui fait potentiellement beaucoup d’autres choses aujourd’hui. Il va nous en parler un petit peu plus.
Je te remercie d’être là avec nous, je te laisse la main quelques minutes pour te présenter et nous en dire un petit peu plus sur toi.

 

Julien Jimenez: Salut Christophe, merci pour l’invitation. Effectivement, on va pas mal parler d’édition de sites. Pour me présenter rapidement, je suis Julien Jimenez, sur le Web plutôt connu sous le pseudo “Korleon”. C’est rare que la personne en face de moi le prononce correctement, c’est même une première fois en Podcast. Souvent on dit “KorleON”, ce qui a tendance à me vexer un peu.

 

Christophe Vidal: Je m’étais posé la question si c’était “Jimenez” ou “Rimenez”, en mode espagnol, mais “Korleon”, je ne me posais pas de questions.

 

Julien Jimenez: C’est effectivement “Korleon Biz”. Je suis SEO depuis plus de 10 ans. Je fais de l’édition de sites depuis au moins 13 – 14 ans et je suis vraiment passionné par l’algorithme Google. Je suis passionné de pouvoir monter un site de 0 à 1 000, à 10 000… J’ai 32 ans, deux enfants et j’ai une femme qui travaille avec nous dans l’agence et elle fait toute la partie RH, compta etc. C’est plutôt agréable d’avoir sa moitié dans son entreprise. Souvent on me pose la question : “Comment vous faites pour travailler ensemble?”. Elle ne maîtrise pas mon sujet, je ne maîtrise pas le sien, elle le fait très bien et je fais le mien assez bien. Ça marche assez bien depuis très longtemps.
J’ai deux enfants, j’ai plusieurs sites Internet (beaucoup) et je suis passé d’info d’édition de sites à agence et maintenant j’ai nommé un directeur, Sylvain Delaporte. Il manage l’agence et moi je retourne à mes premiers amours, faire ranker des sites et des gros sites.
J’ai monté en parallèle de l’agence une plateforme de vente de liens qui s’appelle NextLevel.link. On y vend des liens qui sont positionnés.
On est 15 personnes chez Korleon Biz et on s’amuse tous. Le maître mot est « bienvenue chez les fous”, quand on arrive chez nous.

 

Christophe Vidal: C’est top. J’ai ri quand hier, sur un groupe Facebook tu t’es présenté comme débutant en SEO. J’ai trouvé que c’était une bonne façon de te présenter, avec toute ta simplicité et ton humilité, même si c’était certainement une petite blague. Cela te représentait bien.

 

Julien Jimenez: Ce n’est pas tant une blague que ça. Par exemple, dans un groupe Skype hier, on me demandait une formation SEO. Il faut comprendre que pour évoluer et que je reste dans ce métier, il faut que j’apprenne tous les jours. J’apprends toujours; que ce soit sur du SEO ou sur n’importe quoi et c’est ce qui me fascine. À partir de là, j’estime que je suis débutant. Je n’aime pas le mot « expert ».

 

Christophe Vidal: Moi non plus je n’aime pas. Je me permets de le dire pour les autres, mais jamais pour moi.

 

Julien JimenezMoi aussi.

 

Christophe Vidal: Hier j’avais Morgane sur le Net, qui fait de la rédaction et la conclusion de notre intervention elle a écrit “je sais que je ne sais rien”. C’est une belle liaison entre vous deux.

 

Julien Jimenez: Je l’ai écoutée ce matin à 5h. Je crois que j’étais la première personne à l’écouter car sur Youtube c’était marqué “1 vue”. J’ai bien aimé sa présentation, son parcours, le fait qu’elle ait changé d’horizon aux suites, malheureusement, des maladies et ça prouve que quand tu veux, tu peux. Tu peux tout faire sur le Web, c’est ça qui me fascine vraiment.
J’ai passé un moment de ma vie à former des gens en “One to One”, en leur expliquant que tout est possible; il suffit de le vouloir et surtout de s’acharner. Je dis toujours que c’est celui qui s’acharne le plus qui gagne. À ce rythme-là, tu peux toujours gagner.

 

Christophe Vidal: Exactement.
Entrons un peu dans le vif du sujet. Tu sais que je suis un dinosaure par rapport à toi. J’entends “32 ans”, je vois là où tu en es et je me dis “Wouah, ce n’est pas mal”. J’ai mis les mains dans le Net en 92, à l’époque où personne n’avait de connexion. Pour moi, gagner de l’argent sur Internet, c’était soit faire un site vitrine qui ramenait du monde vers mon entreprise, soit faire un site d’e-commerce. Jamais ça ne m’était venu à l’idée, pendant de nombreuses années, qu’on pouvait gagner de l’argent sur Internet en devenant éditeur de sites. J’ai découvert cela petit à petit.
Mais en fait, c’est quoi un éditeur de sites?

 

Julien Jimenez: Un éditeur de sites est une personne qui, pour moi, arrive à monétiser à peu près n’importe quoi. J’englobe “sites”, mais aussi “réseaux sociaux”. J’ai passé beaucoup de temps à monétiser de grosses pages Facebook. J’ai eu plus de 10 – 12 millions de fans Facebook en main et c’est ça qui me caractérise; “touche à tout et on verra où on sera le meilleur”.
Pour moi, un éditeur de sites c’est quelqu’un qui est capable de monter un site sur n’importe quelle niche. Par exemple sur la maladie hypocondriaque. On va se renseigner, faire des articles qualitatifs, qui vont expliquer ce qu’est la maladie, comment on peut essayer d’aller mieux avec cette maladie etc. Ensuite, faire un business model autour de cette thématique. Peut-être la vente d’un e-book, des publicités nichées, un coaching via un expert dans le domaine etc. C’est trouver LA monétisation acceptable et la meilleure en fonction du site qu’on va monter.
J’ai monté des sites de lacets, de piercings, de nourriture, avec de la biscotte… avec des trucs assez incroyables. On peut finalement tout monétiser sur Internet. C’est absolument dingue.

 

Christophe VidalJe suis d’accord avec toi et je pense que c’est quelque chose qui est totalement méconnu du grand public. Dans notre microcosme à nous, on a l’habitude de ça, mais le grand public ne se rend pas du tout compte de tout ça. C’est un Monde à part.

 

Julien Jimenez: Je pourrais te donner des anecdotes qui sont assez folles. […]
À la base je fais de l’édition de sites pour moi, dans mon coin. Je monétise mes propres sites et je gagne assez vite beaucoup d’argent. À mes 16 ans j’en gagne, à 17 ans un peu plus puis à 18 ans je vends un site à six chiffres.
On est un peu avant les années 2000.
Je me rends compte assez tôt que je veux gagner de l’argent, que les études ne me plaisent pas du tout et donc je vais à l’école la journée et je travaille la nuit assez longuement. À cette époque là, je travaillais 20h sur 24.
À 16 ans je suis dans la thématique adulte, pornographique.
Je fais un clin d’œil à mon papa car il m’a appris beaucoup de choses. Il m’a surtout formé. Parce qu’à cette époque là je ne suis pas majeur et pour monétiser des sites adultes, il faut l’être. Mon père avait une société et il m’a appris ce qu’était la facturation. Et donc chaque mois, je devais lui faire une facture fictive, sous Excel, que je lui envoyais et lui la reproduisait de manière correcte et légale avec sa société. Je monétisais mes sites Internet comme ça.
Il m’a appris à faire des sauvegardes, à utiliser un FTP etc.

 

Christophe Vidal: Ton papa était déjà un peu dans le domaine de l’Informatique?

 

Julien JimenezMon papa était à la base cadre dans une entreprise de mécanique, puis est venue la crise et il a voulu changer d’horizon. Il a monté une première société de sites Internet qui n’a pas forcément fonctionné, puis une société d’hébergement de sites Internet, qui a commencé à bien marcher. Quand je revenais de l’école, je créais tous les hébergements des clients Allopass à 1 Euro 80. Sauf qu’à l’époque, pour ce prix-là, je mettais 1h – 1h30 pour créer un nom de domaine pour un client. Ça m’a beaucoup formé à comment aller plus vite, comment en faire plusieurs en même temps etc.
À 16 – 17 ans, je fais ça à peu près tous les jours.
Je suis dans cette thématique là, qui est pour moi la plus concurrentielle du Monde et je veux monter des sites sur le mot-clé “sexe”, “porno” etc. Je me rends compte assez vite que le trafic est important et donc le SEO aussi.
Et je découvre les niches.
Une des niches qui m’a le plus fascinée, que les gens ne soupçonnent pas, c’est les culottes portées. C’est une niche qui est incroyable sur Internet. C’est affolant. Tout ça pour dire que tu peux monétiser absolument n’importe quoi. Maintenant, l’éthique, la morale… mais tout est possible.
C’est incroyable, il n’y a pas de limite. La seule limite que je me fixe, c’est l’éthique, la morale et la ligne que tu veux suivre.

 

Christophe Vidal: Tu me dis que l’on peut tout faire, mais imagines demain je veux me lancer dans l’édition de sites. Comment peux- tu me conseiller pour m’aider à choisir ma niche ? Est-ce que j’y vais tout azimut, je prends une niche super concurrentielle, j’essaye de démarrer sur quelque chose que je connais déjà, qui me passionne… Comment je démarre?

 

Julien Jimenez: Beaucoup de personnes donnent un conseil qui ne me convient pas. C’est le conseil “choisis une niche qui te plaît. Une passion”. C’est pour moi un faux – bon conseil puisque si cette niche là n’est pas rémunératrice, tu vas t’entêter là dedans. Admettons que tu es fan de guitare et de cordes de guitare, tu vas t’entêter dedans, et si ça se trouve, il n’y a pas de business, pas d’argent.
Quand j’étais plus jeune, je regardais des milliers et des milliers de vidéos toute la journée sur n’importe quel sujet et je lisais des milliers et des milliers de pages Web, qu’importe le sujet. Il faut savoir que j’ai lu des milliers de pages Web, mais je n’ai jamais lu un livre de ma vie.
Ce que j’adorais faire, c’est de ne jamais mettre d’Adblocker sur mes PC. Pour la simple et bonne raison que je venais à la base de la thématique adulte. Il faut savoir que sur cette thématique là, on avait beaucoup d’avance sur beaucoup de choses. On avait déjà un pop-up qui apparaissait sur l’écran ou à la fermeture de l’écran il y a 15 ans.
Et donc j’avais cet oeil là, c’est-à-dire n’importe quelle chose que je regardais, par exemple je vois derrière toi des chapeaux, des cadres, des cadres personnalisés, des cadres avec le contour personnalisé… pouvait me donner des idées. J’ai donc monté une boîte d’impression à un moment donné. Je vendais des roll-up et des bâches adhésives. Car avec mon frère et mon père, on s’était rendu compte qu’il n’y avait personne sur ce marché là et nous on avait un revendeur italien chez qui on achetait des bâches que l’on personnalisait et revendait à Décathlon etc.

 

Christophe Vidal: Tu pars d’un besoin, d’un sujet, tu te dis “il y a du business à faire”, tu montes du contenu et tu vois après comment le monétiser… En l’occurrence tu fais du e-commerce en fait, tout simplement.

 

Julien Jimenez: Oui. Pas plus tard qu’hier, j’ai Théo, qui fait partie de la Team d’édition de sites, qui me dit “Ju, t’as un site de Mangas, c’est cool, j’ai entendu parler des calendriers “pop””. Cool, c’est quoi les calendriers “pop”? En fait, ce sont des petites figurines et ils sortent un calendrier “pop” Fortnite, Dragon Ball etc. Je lui dis que je ne connais pas, je regarde la niche, ça ne me semble pas fou, et à 20h le soir même, notre rédactrice pond un contenu de 1 500 mots. La page est mise en ligne par Alain, qui fait partie de la Team d’édition de sites et est poussé par Lindsay, qui fait partie de la Team d’édition de sites.
En fait, on part d’un constat: il y a des calendriers “pop” qui sortent en PUB à la télé, qu’est-ce qu’il se passe? Je regarde; il n’y a pas trop de concurrence, on est à un mois de Noël, alors on sait qu’on a une puissance de frappe assez importante. Est-ce qu’on peut ou pas vendre des calendriers “pop”? Il s’avère aujourd’hui que j’en ai vendu 3. La page est en ligne depuis 20h hier.
Alors pourquoi? Parce que je n’ai pas utilisé un site Internet classique par exemple. Je vais utiliser les réseaux sociaux. Je vais utiliser Instagram, Youtube. Je vais peut-être utiliser un site qui est présent dans Google Actualités. Je vais donc adapter cette niche là à ce que j’ai.
Souvent on m’a pris pour un fou. C’est-à-dire que lorsque je disais qu’à 17 – 18 ans j’ai vendu un site à six chiffres, mes parents me disaient d’acheter un appartement et j’ai dit non. J’ai monté un CMS. C’est-à-dire un CMS maison qui m’a coûté énormément d’argent et c’est le socle de Korleon’biz aujourd’hui. C’est-à-dire que dans n’importe quelle thématique on est présent, que ce soit en sommeil (on a 10 – 15 sites en sommeil depuis 5 ans) et le jour où on doit les activer on les activera.
C’est pour cela qu’on a une puissance assez importante. Car peu importe la thématique que je lancerai demain, ou que j’aimerai lancer, on sera à peu près présent.
Voilà comment on part du postulat de: une PUB télé ,concurrence ou pas, est-ce qu’on a une plus-value à se faire? Est-ce que nous avons des outils qui sont capables de faire la différence? Si oui, on y va. Parfois on n’y va pas. Il y a plein de niches où nous n’allons pas.
Typiquement, j’avais fait un petit concours avec un pote l’année dernière. On était à un mois/ un mois et demi de Noël et on s’est fait un petit concours sur le Keyword “sapin artificiel ». On monte cinq sites chacun et le premier a gagné. L’année dernière, il s’avère qu’on n’est pas top tous les deux sur la fin du concours, mais cette année, on vend des sapins artificiels tous les jours. Donc rien n’est perdu.

 

Christophe VidalDonc là, comment est-ce que tu vas sourcer tes produits? Tu as des connaissances, des agents? Comment est-ce que tu gères ça toi derrière?

 

Julien Jimenez: Là, il y a une question de facilité. C’est-à-dire que sur du sapin artificiel on va simplement utiliser Amazon. On pourrait aussi utiliser Cdisount etc. Et nous on va simplement faire un comparatif de divers sapins artificiels et on va les mettre en valeur et on va essayer de faire en sorte de vendre ceux-là. Mais on pourrait très bien imaginer – là je pense à Dephine qui était chez Udot avant, et qui a monté une boîte dans les sapins réels – un business avec elle sur la vente de sapins réels, tout simplement.
On est en confinement, les magasins vont en vendre, nous aussi on peut en vendre et faire un retrait à l’entrepôt de Delphine, par exemple.
On a créé aussi, au fur et à mesure du temps, de vrais produits qu’on a brandé, qu’on a marqué, qu’on a fait faire à 200, 300, 400, 500 exemplaires, qui sont nos propres marques et finalement on n’utilise plus de la filiation, mais on vend direct nos propres produits.

 

Christophe Vidal: Tu as tes propres sites de vente en ligne.

 

Julien Jimenez: Oui. Mais c’est quelque chose qui est long, qui est fastidieux. Mais ça apporte toujours une corde en plus à notre arc. C’est là que je trouve cela fascinant d’avoir une équipe.
Au début, je n’y croyais pas du tout. Que ce soit à la vente de produits ou à FBA et donc Jérémie est arrivé chez nous en me disant: “J’ai vendu un produit sur Amazon et à petite échelle ça marche plutôt bien. Est-ce qu’on ne pourrait pas le faire à plus grande échelle?”. Si. Nous avons créé un produit et on lui a donné les choses en main pour qu’il puisse le faire.
Au fur et à mesure du temps c’est très formateur. Tu apprends comment fonctionne le moteur d’Amazon, comment faire des publicités sur Amazon, à te mettre en valeur à être descriptif, quels sont les keywords importants, est-ce qu’il n’y a pas des keywords qui ne sont pas déclencheur de “non vente”…
J’entendais tout à l’heure l’entretien avec Morgane et c’est ce qu’elle disait. Tu écris tout pour l’achat de ton visiteur. Sur Amazon il y a des mots qui sont clairement détecteurs de “non vente”. Que ce soit par l’algorithme ou par l’utilisateur. 

 

Christophe Vidal: Tu as un petit exemple de mot comme ça ?

 

Julien Jimenez: Par exemple un mot simple que j’ai utilisé pendant deux ans quand on faisait de l’affiliation Amazon, c’est le mot “test”. Énormément de gens, de Webmaster ou de SEO mettent le mot “test” dans leur contenu.
On fait un comparatif Amazon. À un moment donné, il faut arrêter de prendre les gens pour des navets car à aucun instant on a testé les produits.
Un jour, il y a une update Google et on sent, sur nos plusieurs dizaines, plusieurs centaines de sites Amazon, qu’il y a un gros soucis. C’est-à-dire qu’on passe de premier sur des Keywords (ex: antennes TV) à 7ième, 8ième, 9ième… Et là, la Terre s’arrête, 100% de l’Agence s’arrête et on fait une journée où chacun va avoir la possibilité de dire ce que lui pense de cet update. C’est quelque chose d’important et qui pousse tout le monde vers le haut pour la cohésion, pour les compétences de chacun et surtout pour de la R&D. Jacky, qui est parti de chez nous, dit « moi j’ai analysé les textes (Korleonbiz sémantique) et j’ai remarqué que tout ceux qui sont restés en place n’ont pas le mot « test » « . Donc je regarde. Un site, deux sites, trois sites, quatre sites, quatre requêtes, 10 requêtes, 46 … et il s’avère que tout ceux qui sont restés n’ont pas le keyword « test » dans leur title.

 

Christophe Vidal: Excellent. 

 

Julien Jimenez: Bon, et bien on enlève le mot « test » du title.
Pour le mot « test », quand tu vas chez « les numériques », tu sais que tu vas avoir un test réel. Quand tu vas chez « Selectos », ils ont fait un test réel, tu le vois, il y a 40h de boulot, ça se voit. Par contre, quand tu vas sur « écran TV.com », tu sais qu’il n’y a pas de test, que ce soit en tant qu’utilisateur ou en tant que SEO. Pour moi, ce mot « test » est préjudiciable dans la vente, tout simplement.
Donc, dans le contenu ou dans le title du site Amazon, car je sais qu’il y a énormément de personnes qui regardent tous les jours le site, il n’y a pas le mot « test » pour une bonne raison. 

 

Christophe Vidal: D’accord. Donc toi tu as un peu des armes de destruction massive si je comprends bien. Si je reviens à une personne qui veut se lancer tranquillement, elle choisit un domaine – pas forcement dans lequel elle est passionnée, tu l’as dis – qui peut générer de l’argent. Là dessus, elle monte un site de niche. Et là, j’imagine que l’on commence par le nom de domaine ?

 

Julien Jimenez: J’ai une idée de niche qui me vient tout de suite – comme ça on va pouvoir faire un cas concret.
Ce qui me fascine c’est de rendre les choses possibles. Je vois, surtout au premier confinement, qu’il y a énormément de mamans ou de mamies couturières. Je vois que sur toute la Market Place de Facebook il y a énormément de personnes qui se mettent à vendre des masques personnalisés, créés main. Donc ils ont un public qui est Facebook; Market Place, groupes Facebook. Je me dis: peut-être que si il y a autant de personnes qui le font, c’est que ça doit marcher. À ce moment-là je peux très bien monter un site de niche ou un site e-commerce réel de vente de masques personnalisés. Comment je fais ? Je me mets dans la peau d’un client. Je contacte 10, 15, 20 vendeurs et je leur explique : « vous vendez sur Facebook et ça marche bien, est-ce que vous seriez d’accord pour participer à l’exposition de vos produits sur notre site? S’il y a des ventes, alors on vous rémunèrera ». Je pars de ce principe et si je suis débutant, pourquoi pas créer « masques personnalisés.com ». C’est une niche qui est très concurrentielle donc il va falloir se démarquer. Est-ce qu’on ne va pas plutôt faire des masques personnalisés pour enfants? On sait que l’école va reprendre, on imagine que les enfants vont avoir besoin de masques à l’école. Est-ce que c’est pas la niche idéale? Je vais donc créer mon site en fonction de ça. Je vais essayer d’agréger 15, 20 vendeurs et leur faire vendre les masques. Pour ajouter une vraie plus-value, c’est-à-dire des masques de qualité, originaux et pour avoir du contenu facile. Car finalement c’est facile d’écrire sur du masque, l’actualité aidant, et je pense que des vendeurs peuvent nous aider aussi.
Ça permet d’aller vite et d’avoir une multitude de modèles différents. Parce que le couturier 1 et le couturier 2 ne font pas le même modèle et ils n’ont pas les mêmes atouts de vente. Ça peut être une livraison rapide, une double épaisseur, un élastique qui ne fait pas mal aux oreilles ect. En fonction de cela, je monterai ce genre de boutique. Si ça marche bien – je pense à mon papa qui l’a fait – je monterai un site de grossiste de masques. Il l’a fait il y a quelques mois et il en vend beaucoup. Pourtant à la base il ne fait pas l’édition de sites. Il avait une opportunité et il l’a réalisé. 

 

Christophe VidalAvant qu’on enchaîne sur le nom de domaine, peut-être que « masque » c’était trop générique, donc tu as réduits tes niches.

 

Julien Jimenez: Oui, toujours. En fait, comme je l’ai dit dans un interview avec David, mon idéal de vie c’est que chacun de mes sites Internet me rapporte 1 Euro par jour. Si tu en as 5 000, alors tu fais 5 000 Euros par jour. Je préfère faire 5 000 Euros sur 5 000 sites que 5 000 Euros sur un seul site.
Pourquoi ? On connait Google, on connait aussi les difficultés de la vie, on sait qu’une niche peut devenir non viable. Elle peut aussi être viable que les week-ends et pas la semaine. Je préfère donc faire ce que j’appelle la méthode « entonnoir ».  D’accord pour les masques; on va aller dans les masques personnalisés. Est-ce que c’est plutôt personnalisé ou personnalisable? Est-ce que les adultes cherchent vraiment des motifs ? Peut-être ou peut-être pas. Est-ce que les enfants ont besoin de motifs? Est-ce que dans les motifs j’ai le droit d’utiliser des marques ? Reine des neiges, Spiderman… peut-être pas. Ce sont des couturiers indépendants, donc je vais avoir des modèles uniques et à partir de là, « masques personnalisés uniques.com » par exemple.
Là j’ai vraiment ma méthode entonnoir et je réalise le site Internet qui est parfait en ce moment. Mais, à ce moment-là il faut être capable de produire du contenu, monter un site, acheter le nom de domaine etc. Je fonctionne donc en méthode entonnoir.
Comme je te disais tout à l’heure, on n’a pas fait les figurines au sens large, on a fait des figurines « pop » parce qu’il y a une thématique qui sort à ce moment-là. J’ai même été un peu plus loin car on a fait des figurines « pop » Dragon Ball Z. Pour la simple et bonne raison que je préfère vendre 10 calendriers de l’avent sur des figurines « pop » Dragon Ball Z que zéro sur les figurines tout court.
Les gens ne se rendent pas compte de ça. Souvent dans les commerces je dis toujours « quelle est ta page business? Quels sont les produits qui te ramènent de l’argent? Est-ce que, si tu es sur le mot clé « biscotte », tu vas vendre plus de biscottes? Est-ce que ton produit qui est « une machine à faire du pain » vaut pas plus cher et il ne faut pas mieux en vendre un plutôt que 100 paquets de biscottes?
Les gens n’ont pas cette logique là. Ils vont utiliser le mot clé « biscotte » parce qu’il a du volume, mais c’est une erreur fondamentale. Pour moi, il faut aller viser « machine à pain » « telle marque » parce que je sais que j’ai une plus-value, je sais que j’ai une marge et je sais que je vais la vendre. Je préfère en vendre une plutôt que 100 produits de biscottes qui ne vont pas me rapporter d’argent (je dis « biscotte » au hasard). 

 

Christophe Vidal: Pour toi, un bon nom de domaine c’est un nom de domaine que l’on appelle EMD (Exact Match Domain). Si je me lance dedans, je choisis un nom domaine comme ça ou je vais acheter un expiré qui a déjà du vécu? Comment on fait ça?

 

Julien Jimenez: Alors en faite il y a deux axes. Avant de parler d’expiré, il faut savoir ce que c’est. 

 

Christophe Vidal: Mais qu’est-ce que c’est qu’un expiré?

 

Julien JimenezÀ la base, il y a deux choses. C’est le commun des mortels, qu’est-ce qu’il va faire? Il va se dire : je lance un site Internet pour gagner de l’argent. À partir de là, je n’ai aucune connaissance dessus. Mais, je me dis qu’aisément les gens vont chercher « masques personnalisés ». Est-ce que « masquespersonnalisés.com » est disponible? Oui. Alors je l’achète. Mais, est-ce que je ne vois pas plus loin que ça? C’est-à-dire que si ça marche, j’aurai peut-être fait tout ce travail pour focus sur une niche qui sont les masques personnalisés, c’est peut-être dommage. Est-ce que je ne peux pas lancer un domaine qui aura en page d’accueil les masques personnalisés, mais qui demain, peut avoir une catégorie roll-up, une catégorie bâches, tasses à imprimer… Il y a les gens qui vont choisir la facilité EMD et on va très vite, soit long termiste avec la création d’une marque, d’un branding, d’un packaging etc. Je peux conseiller les deux , on fait de plus en plus de marques réelles à notre niveau.
On va entrer dans l’expiré. Un expiré c’est un domaine, donc un nom de domaine, qui a eu une vie dans le passé et en tant qu’éditeur de site Internet, on va essayer d’utiliser cette vie là afin de gagner du temps. Car un site Internet qui a des liens fonctionne bien mieux. Il y a pas mal de gens qui disent que les liens ne servent à rien et c’est absolument faux. L’algorithme Google est basé sur les liens et fonctionnera, à mon sens, toujours sur les liens.

J’ai une histoire qui est assez drôle, que je raconte souvent aux personnes qui arrivent chez nous, justement dans les EMD. Je voulais la donner en exclusivité sur le groupe de David qu’il a monté sur les domaines, dont tu parlais tout à l’heure, mais je vais te la raconter.
Je monte avec un pote, qui s’appelle Hams, un site tout simple; « changement d’heure ». Je me dis « je peux gagner de l’argent avec les changements d’heures » et il se le dit aussi. On monte « changementdheure.com ». Il s’avère, qu’au fur et à mesure du temps, on ne l’entretien pas, on ne le fait pas monter en SEO, etc. Un jour, j’ouvre analytics et je vois, le 27 septembre, 10 000 visiteurs. Je me dis « punaise, mais qu’est-ce qu’il se passe? ». Je regarde, et c’est la première fois de ma vie que j’ai 2 000 visiteurs provenant de comptes qui ont un site Internet. Pourquoi? Parce que l’algorithme de compte est basé énormément, je pense, sur les EMD. Tu taperas n’importe quelle requête et tu verras des EMD. Et donc sur le mot clé « changement d’heure », on est les premiers avec le mot clé « changement d’heure » sur compte. 10 000 visiteurs et on en fait 2 000 de compte. Mais ce n’est pas tout! C’est ça qui me fascine à ce moment-là dans cet exemple. Je gagne 100 Euros ce jour-là. Comment? Il faut bien se rendre compte que la plupart des gens ne sont pas assidus au Web, ne sont pas experts comme nous et quand ils vont chercher le mot clé « changement d’heure », ils vont taper « changement d’heure.com ». Et j’ai le domaine « changementdheure.com ». Et deux fois par an, j’ai entre 10 et 20 000 visiteurs pendant deux jours, sur le branding « changement d’heure.com » dans la barre d’adresse du navigateur. On est 40ièmes sur Google.

 

Christophe Vidal: Pour information, sur ce site « changementdheure.com », tu monétises quoi du coup sur ce site?

 

Julien JimenezC’est très simple, c’est une monétisation basique. Là, c’est un très bon exemple de nom de domaine qui va faire de l’argent, mais deux fois par an. Donc est-ce que ça vaut le coup de se fatiguer à faire une monétisation importante?
Aujourd’hui, il sert simplement à une publicité via l’outil de Google qui est Google Accès et deux fois pas an, il fait entre 100 – 200 et 300 Euros dans la journée. Ça c’est un exemple parmi des centaines que j’ai. C’est un test que je fais en entretien d’embauche : j’ai un domaine qui fait 10 000 visiteurs, deux fois dans l’année. Quelle est la thématique? Pourquoi? Comment?
C’est assez fascinant de voir la réponse des gens et souvent, les réponses m’amènent à d’autres réflexions pour plus tard. Tiens, peut-être que sur les réseaux sociaux il a été partagé sur un autre groupe Facebook. Oui, mais je t’ai dit que ce n’était pas du trafic social. Mais peut-être que ce jour là, 24h avant, il faut publier ton site sur les réseaux sociaux dans les groupes Facebook. Parce que tu as un site qui est intéressant pour les utilisateurs et donc tu vas donner l’information en temps réel.
C’était une petite aparté, mais le nom de domaine peut-être, parfois, très important. Sur cet exemple là, il est monstrueux. 

 

Christophe VidalC’est assez étonnant l’histoire de dire que les gens cherchent « changement d’heure.com ». Tu vois, je n’aurais pas imaginé ça, je n’y aurais pas pensé.

 

Julien Jimenez: C’est là que tu vois l’importance du tiret ou pas dans un nom de domaine. Les gens ne vont pas chercher « changement – d’heure.com ». Ils vont chercher « changement d’heure.com ». C’est incroyable à voir. J’avais préparé des screens que je mettrais tout à l’heure dans le groupe Facebook et c’est assez fascinant de voir ça. Ça fait un pic et ça redescend du jour au lendemain. Et ensuite, ce site là peut me permettre aussi à pousser d’autres sites Internet à nous, via un deuxième mode qui serait plus « pousser du lien vers un autre site ». 

 

Christophe Vidal: On reviendra sur ses différents modèles de « comment gagner de l’argent avec tout ça ». Donc on essaye de trouver un nom branding, expiré ou EMD -en fonction de ce qu’on veut faire – et si il est dispo tout va bien, sinon on peut aller voir sur des plateformes de ventes de noms de domaines?

 

Julien JimenezOui. En France j’en conseille plusieurs. Il y a celle de David, NinjaLinker, qui est pbn premium, qui vraiment fonctionne bien. Il ajoute des domaines tous les jours, il y a toutes les niches, toutes les extensions pratiquement de tous les pays. C’est vraiment une merveille. Là c’est plutôt des noms de domaines qui vont tomber dans le domaine public et donc tu peux mettre un backorder etc, et/ou avoir des noms de domaines disponibles , mais qui vont avoir des métriques correctes, mais pas non plus affolantes. Mais ça fait très le job pour ce qu’on pourrait faire ensuite.
Tu as d’autres plateformes qui elles, vont mettre des noms de domaine aux enchères, qui là sont déjà pré-achetées et vont faire en sorte d’avoir une compétition entre plusieurs personnes afin d’avoir le budget le plus important pour en fait faire un snap de nom de domaine. À partir de là, tu vas avoir des plateformes comme « Kifdom », « youdot », « dropcash » etc, et là tu vas avoir des domaines qui vont partir de 100, 200, 300, 20 000 euros. J’ai acheté des domaines à 20 000 Euros. 

 

Christophe Vidal: J’ai vu ça. Et là c’est pareil, c’est un truc que le grand public n’imagine même pas. Et en parallèle de ça, à partir du moment où certains comme toi ont pu acheter ces noms de domaines aux enchères, il y a aussi des sites de vente en ligne de noms de domaines, comme le site de David. Je crois aussi que tu fais de la vente de noms de domaine. Je ne me rappelle plus.

 

Julien Jimenez: Ce n’est pas une activité que l’on met en avant. On a plusieurs crawler qui crawl le Web en permanence. On a des domaines tous les jours, ce n’est pas quelque chose que l’on vend au public. Des fois, il s’avère que j’ai des potes qui ont besoin d’un réseau de sites dans le tatouage, je vais lancer mon crawler et si j’ai des noms de domaines disponibles, je vais leur donner. Je vais avoir des noms de domaines à 10 euros, en règle free. C’est-à-dire qu’ils vont payer simplement l’enregistrement et il est disponible. C’est d’ailleurs ce que propose David Chelly. Quand tu vas entrer dans des domaines qui ont une vraie grosse valeur SEO, là tu seras obligé de participer à des enchères et après c’est la guerre. Enfin, c’est de plus en plus la guerre. 

 

Christophe VidalJe pensais aussi à des plateformes comme DomCop, où on peut acheter des domaines qu’il a « acheté lui avant » et il est revendeur de noms de domaines.

 

Julien Jimenez: Oui, soit il va acheter des domaines règles free, exactement comme nous, « infos tatouages » et il va pouvoir le revendre et faire une petite une petite culbute.
David Chelly sur le Web, c’est une personne qui est vraiment incroyable. C’est une personne que je connais depuis 10 ans et il n’a jamais changé. C’est-à-dire que tu peux faire une vente à 10 euros avec lui, une vente à 100 euros, 1 000 euros, il reste net, carré, précis. Ce n’est pas l’argent qui l’intéresse. C’est la communication, l’humain et c’est une des rares personnes sur le Web qui a une conduite extraordinaire et j’adore ce mec.
Donc il achète un domaine à « faux tatouages.com » et il estime qu’il a des utilisateurs sur sa plateforme et la loi de l’offre et la demande, il va pouvoir le vendre. Admettons qu’il l’achète 10 et le revend 40, il est content car il a gagné 30. 

 

Christophe Vidal: Et en échange l’acheteur a un bon petit nom de domaine sympa.

 

Julien Jimenez: Il a aussi la technique de ce que j’appelle « le pied dans la porte ». Pourquoi? Car quand il achète un domaine, qu’est-ce qu’il se passe? Il va en voir 100 des domaines. Peut-être qu’il en vaut deux, mais il n’en n’avait pas besoin de deux, il en avait besoin que d’un. Ou alors il en achète un et dans une semaine, il voit que ça marche et il va en acheter deux etc. Il s’avère que lorsque David lance sa liste de noms de domaines expirés et de 150 domaines il y a 7 jours, et bien j’en achète 20. Le problème c’est que je ne suis pas très content. Parce que j’achète 20 domaines et que David vient me voir une heure plus tard et il me dit: « Julien, on a déjà vendu quatre des domaines que tu viens d’acheter ». Ah! Oui, mais c’est le jeu. C’est-à-dire que lorsque tu as compris comment fonctionne l’algorithme de Google ou tu imagines l’avoir compris, et bien quand tu achètes un domaine expiré, tu sais que tu gagnes du temps et tu sais que tu gagnes des positions ensuite.
Est-ce qu’il n’est donc pas mieux d’acheter un domaine à 40 Euros plutôt qu’à 100 Euros, 1 000 Euros en fonction de ta niche et de tes compétences plutôt que partir d’un EMD etc.
J’en ai des milliers des exemples où ça fonctionne bien, mais j’ai aussi des exemples où ça ne fonctionne pas. Souvent on ne parle pas des exemples où ça ne fonctionne pas.
Je vais en citer un, comme il est marrant. J’ai décidé de faire une conférence, comme on avait fait avec Romain Mikula sur le babycook. Sur cette conférence, on avait décidé que le commun des mortels pouvait la reproduire. On est parti d’un nom de domaine neuf, on n’a pas utilisé d’expiré etc. Là, je suis parti du principe que l’on monte le level et on va faire des choses un peu plus poussées encore.
Je pars d’un domaine expiré et je décide de mettre des armes lourdes puisque j’achète un domaine à 2 100 dollars.

 

Christophe Vidal: Beau petit investissement.

 

Julien Jimenez: J’achète le domaine. On est en bagarre avec deux SEO français dessus et pas de soucis, je finis par l’acheter. Je monte le site le soir même.

 

Christophe VidalDonc sur une plateforme de Snap ou sur Dropcatch.

 

Julien JimenezSur Dropcatch.
On est sur Dropcatch, on fait la guerre et j’ai mon pseudo Korleon comme ça tout le monde sait. Et ça permet d’être en bonne entente avec les gens. On me demande : « T’es prêt à mettre combien sur le domaine? », « 100 », « Ok, moi 150 », « D’accord je te le laisse ». Et vice versa, ce qui permet de ne pas faire augmenter les enchères de façon stupide. Il s’avère que je l’ai alors que tout le monde le voulait.
C’est un nom de domaine de locations de vacances. Un de mes premiers sites Internet est un site de locations de vacances, un vrai site pour les utilisateurs avec des vraies annonces et je décide de le remettre en ligne. Design, j’achète le nom de domaine, je l’ai, je le transfère, je l’héberge, je créé le design, je fais faire 40 articles de 1 000 mots dessus (je rappelle que je l’ai payé 2 200 Euros). Erreur de débutant; c’est un site blacklisté Google. Et ça ne m’arrive jamais. C’est-à-dire que lorsque je forme mes équipes, c’est la première chose que je demande de vérifier : est-ce qu’il y a encore des pages indexées? Oui ou non?
Et bien ce domaine là est blacklisté Google et je l’ai payé 2 200 dollars. Il faut comprendre qu’il y a des échecs dans la vie et c’est formateur. Je préfère ce genre de chose à un gros succès qui ne t’apprend pas grand chose. 

 

Christophe Vidal: Lorsque tu achètes ce genre de domaine là, tu viens vérifier qu’il y a des pages indexée.

 

Julien JimenezOui, sauf que là, ça m’est arrivé. Qu’est-ce qui va se passer? Nous allons apprendre – soit moi, soir une partie de l’équipe ou l’équipe entière – à dépénaliser un domaine. Comprendre la pénalité qu’il a eu: pourquoi? comment? est-ce que ce sont les liens? les anciens contenus? On va entrer dans un engrenage qui va nous permettre de le dépénaliser et c’est ce qui est merveilleux. 

Donc tu as un domaine expiré que tu achètes – qui est costaud ou pas – et bien il te fait quand même gagner du temps. Tu as domaines expiré pour 40 ou 50 Euros qui font largement le job, ce que je conseille aux gens.
Quand tu achètes un domaine expiré, il faut vérifier le dépôt de marque. Est-ce que le nom domaine n’est pas expiré mais n’a-t’il pas une marque déposée à l’INIPI?
J’ai un exemple avec ça. J’achète avec Médéric.fr – qui était un cabinet d’assurance ou une mutuelle à l’époque – et il s’avère qu’on était en procès avec eux et finalement on l’a gagné. Il faut donc bien regarder le dépôt de marque, les pages indexées et toutes les métriques habituelles du SEO.

 

Christophe VidalTu as commencé à nous dire ce que tu ferais après, mais si je commence à monter ce site de niche, que j’ai un joli nom de domaine, il faut tout de même que je crée un site. Tu as ton propre CMS ou tu as du WordPress, du code HTML statique?

 

Julien Jimenez: Tout dépend de l’objectif. S’il est de revendre, alors on va monter un WordPress. Si l’objectif est de le garder à long terme, on va peut-être utiliser notre CMS maison. Donc si je décide réellement de vendre des masques, alors je vais monter un presta’ shop ou en e-commerce. Je ne vais pas monter un site statique pour le transformer par la suite. 

 

Christophe Vidal: J’utilise du WordPress pour faire du contenu et si on veut faire de la vente, on lance un e-commerce.
À partir du moment où j’ai mon nom de domaine, j’ai mon site qui commence à prendre forme, il faut mettre du contenu. Est-ce que tu as des astuces ou des règles? On vient mettre des articles? Qu’est-ce qu’on fait ?

 

Julien JimenezOn va prendre l’exemple des mitigeurscuisine. com. On a notre nom de domaine. À partir de là, je vais acheter des articles qui vont être des guides: « comment réparer mon mitigeur cuisine? », « comment installer mon mitigeur cuisine? », « comment choisir mon mitigeur cuisine? »… On va faire 5/6 guides de 700/1 000 mots. Soit grâce à de la rédaction interne à KB, soit des prestataires ou des plateformes de vente de contenu (White page, Octrino…). À partir de là, tu as tes contenus.

 

Christophe Vidal: On peut imaginer aussi que la personne rédige elle-même. 

 

Julien Jimenez: Bien entendu. Personnellement, c’est la seule chose que je ne fais pas sur nos sites.
Quelle est ma valeur ajoutée à créer moi-même du contenu aujourd’hui? Quand j’ai débuté, j’ai écrit des centaines de contenus. Mais aujourd’hui, j’estime que si je mets 4 heures à écrire un contenu de 1 000 mots, quel est mon « taux horaire »? Combien me coûte un contenu? À partir de là, il vaut mieux payer quelqu’un 10, 15 ou 20€ pour faire ce contenu. Pendant ces 4 heures là, tu seras plus efficace et efficient sur autre chose. Certes, c’est un budget qui peut être lourd, surtout au départ, mais le gain de productivité ensuite est phénoménal. Car pendant ce temps-là, tu vas te concentrer sur ce que tu sais faire de mieux. 

 

Christophe Vidal: J’ai fait une session vidéo avec François Tréca où on a beaucoup parlé d’automatisation, de productivité. Les personnes intéressées peuvent aussi regarder cette vidéo. 

 

Julien Jimenez: On ne se rend pas compte, mais un clic sur un site Internet, ça peut être 1 000 clics sur l’année et je suis fasciné par l’automatisation, le fait de gagner du temps et d’ailleurs on se ressemble avec François sur ça.
Hier, Patrick Valibus sort un super outil, me montre sa vidéo de démo. Il part d’un export Majestic et sur sa vidéo il explique qu’il faut aller sur Majestic, rentrer ton nom de domaine, cliquer sur l’export, revenir dans l’outil, importer. Je lui demande pourquoi il ne met par directement un bouton « Importer Majestic » et il me répond qu’il n’y avait pas pensé. C’est un développeur de talent, mais il n’y avait pas pensé parce qu’il avait la tête dans le guidon.
Cela lui permettra peut être de faire gagner 20 clics à chacun de ses clients. Ce sont des micro-tâches et donc des micro-gains.

Je fais mes contenus à écrire. À partir de là, soit j’ai les compétences de les écrire et je le fais, soit je n’ai pas les compétences et je passe par diverses plateformes ou les rédacteurs indépendants, freelance…

 

Christophe Vidal: Pour créer tes petits guides, tes petites questions, tu fais ça de manière naturelle ou tu as des outils qui vont t’aider à le faire ?

 

Julien JimenezIl n’y a aucun outil naturel. Il n’y a plus de place au hasard si tu veux faire de l’argent. Au départ, j’ai fait comme tout le monde qui est néophyte et qui lance des sites Internet; qu’est-ce que je viens chercher?
Mais si je n’ai que 40€ pour créer un contenu, il faut qu’il soit bon. Il y a des outils qui permettent d’aller sur le mot-clé « mitigeur cuisine » et avoir les questions associées. Attention, toutes les questions ne sont pas intéressantes. Si un utilisateur demande « comment réparer MON mitigeur cuisine? », on ne va pas créer du contenu pour satisfaire une seule personne si nous on veut en vendre. 

 

Christophe Vidal: Il faut que les contenus aient une chance de convertir du monde derrière.

 

Julien Jimenez: Soit j’utilise des rédacteurs, autrement je peux utiliser des outils d’aide à la rédaction comme yourtextguru.fr, mais cela nous coûte de l’argent. On ne peut pas les utiliser au départ.
Il faut créer le meilleur contenu pour l’utilisateur. Si tu fais un contenu sémantique correct et en adéquation avec la méthode, tu deviens le meilleur. C’est ce qu’il faut produire.
Par exemple, si je te dis qu’il y a un monument en France qui fait 320 m de haut, qui est visité, qui a énormément de succès et que tu es capable de me dire la Tour Eiffel sans que je l’ai cité une seule fois, c’est que mon contenu est parfait. 

 

Christophe VidalC’est le fameux « jeu du mot Mystère ». Laurent l’appelle comme ça et il donne aussi l’exemple du texte de Wikipédia qui présente le mot « avocat » ; c’est une personne juriste. C’est un bon exemple car c’est très bien fait dans Wikipédia.

 

Julien Jimenez: Quand tu as compris ça, alors tu sais comment fonctionne le moteur de recherche Google sur la partie sémantique et contextuelle.
À partir de là, je vais publier mon contenu et je le pousse. Car on ne fait pas un seul article, mais 10, 100. On monte ses 5, 6 guides par site et je les laisse vivre. C’est-à-dire que j’attends un mois, deux mois.
Tu peux être le meilleur, mais il y a un laps de temps, une latence que tu ne peux pas compresser. C’est-à-dire que sur le mot clé « comment réparer mon mitigeur cuisine? », tu peux être le meilleur du monde, si le temps sur cette requête là, sur cette niche, est de 1 mois, ta page ne se positionnera pas avant 1 mois.
Les gens ont du mal à comprendre cela, mais c’est normal. Google va comprendre la page, la ramener chez lui, la relire, la ramener chez lui, faire des tests d’utilisateurs, la mettre en avant, va voir comment elle est lue etc.
Comme je disais à David, j’estime que notre plateforme de vente de liens est la meilleure parce que quand tu achètes un lien chez nous, 24/48h plus tard, il est en ligne sur une page qui est elle-même déjà positionnée, connue de Google et appréciée par lui.
Avant, quand on vendait des liens avant, on mettait 7 jours de rédaction, 7 jours de publication, 7 jours d’indexation. Ce qui nous emmenait à 21/22 jours, sans compter le temps pour l’appréciation de Google qui nous pourrait à 2/3 mois. 

J’achète tout de même des liens non positionnés ailleurs. J’achète sur toutes les plateformes de vente de liens. D’ailleurs tout le monde le sait puisque j’achète des liens dans n’importe quelle plateforme qui se lance pour voir comment ça se passe, comment ils fonctionnent. Ça me permet de voir si je n’ai pas des méthodologies différentes.

Donc j’ai mes guides, je les pousse et j’ai un temps incompressible qui est d’environ 1 mois. Tu ne peux pas te positionner sur une requête à valeur ajoutée avant 1 mois, 1 mois 1/2.
Quand mon contenu est poussé, soit j’attends ce temps-là, soit je me mets à faire toute la partie d’optimisation OnSite (liens internes, externes…). Soit on a une méthodologie ; 1 site et j’attends. Soit, pendant que ce site là fait sa vie, je vais en faire en 2ème, un 3ème… Une fois que ce site a un mois et que je n’ai rien fait d’autre, je vous conseille de mettre une Search console dessus pour voir ce que Google « pense » de votre site. Votre site aura peut-être fait 14 clics, mais on découvre des mots-clés que Google a imaginé en terme d’impression et pas de clics. C’est-à-dire que mon site est apparu 45ième sur le mot clé « comment réparer un mitigeur cuisine? ».
Sur la Search console, il y a un onglet « page », que les gens n’utilisent pas ou peu. En retournant sur requête, tu as les requêtes associées à cette page que Google a découvert.
À partir de cela, je vais commencer à agrémenter mon texte de ses mots-là. Mon texte deviendra de plus en plus puissant dans la thématique. Il y a peut-être des marques de mitigeur cuisine qui sont plus ou moins réparables, des méthodologies, des outils pour démonter un mitigeur cuisine … Tout cela va remonter. Je vais donc éditer mon contenu et je vais le rendre de plus en plus qualitatif et c’est d’ailleurs comme ça que nous avons lancé NextLevel en interne. Plus le temps passait, plus on éditait nos articles, plus ils se positionnaient, plus je me disais qu’il fallait vendre des liens dessus.
Dans notre cas, je n’ai pas d’outils SEO, j’ai directement monté mon site. Au fur et à mesure il va faire de l’argent et je pourrais utiliser yourtextguru.com pour optimiser mon contenu. Si j’ai des finances, je peux aussi sortir le contenu « parfait » dès le départ, mais quand on début on ne peut pas acheter Majestic, your text guru… en même temps.

À notre niveau, on édite des milliers de textes tous les jours et de cette façon là. J’édite mes contenus, qui plaisent de plus en plus à Google, ce qui me fait gagner de l’argent et me permet d’utiliser ses outils.
Je recommande fortement Yourtextguru.com, il est ergonomique, bien conçu, tu peux tester des requêtes précises, ajouter ton contenu au départ… Sur ce site, lorsque tu commandes ton guide premium, ils vont te donner des key words. Et dans la page, on sait quel title on va utiliser. Il suffit de jeter le title dans leur outil et les mots clés qui en sortiront seront différents. C’est mieux que d’avoir un contenu vide. À partir de là, tu peux même ouvrir un accès à tes rédacteurs pour qu’ils écrivent dans Your text guru et optimisent ton article. Autrement, tu as ton contenu, tu l’as laissé indexé, tu sais que tu peux dépenser de l’argent et tu viens maintenant l’optimiser. Il faut mieux optimiser un contenu qui est douzième sur sa requête plutôt qu’un contenu qui est cinquantième.

 

Christophe Vidal: Est-ce que toi derrière tu continues à faire de l’optimisation Offsite sur ce site? Comme tu as acheté un nom de domaine qui avait un peu de liens, tu as commencé à mettre ton contenu, tu l’optimises avec Your text guru… ça prend ou pas… En fonction de ça, comment tu optimises derrière? Quel levier tu viens actionner?

 

Julien Jimenez: C’est pour cela que je ne lance jamais un site, mais plutôt cinq. 

 

Christophe Vidal: Tu en lances cinq sur cinq thématiques différentes? Ou sur la même thématique? 

 

Julien JimenezÇa peut être cinq sites sur la même thématique. Cinq fois « mitigeur cuisine » sur cinq sites différents, faire cinq guides et cinq pages d’affiliation sur les cinq sites, Google ne réagira jamais pareil – pour le nom de domaine, pour l’ancienneté, pour le contenu et la qualité de ton texte, pour l’optimisation…
Donc au lieu d’en faire un j’en fais 5, mais dans 5 niches différentes. Si j’étais débutant, c’est ce que je ferais. Je choisirais ma niche – mes 2 ou 3 niches – en fonction des résultats de la Search console etc. En fonction de cela je pourrais jouer sur l’analyse de mon Onsite et les liens entre ses pages. Lorsque le site fait 100, 300 clics, j’ai plutôt intérêt à faire un cocon sémantique ou une simple page FAQ parce que les gens se posent que très peu de questions. En fonction de cela, je vais optimiser mon Onsite.
Pour moi, tout va se passer à l’extérieur du site car aujourd’hui, selon moi, tu ne fais pas ranger un site sans liens. Beaucoup de gens disent que ça ne sert à rien, mais c’est impossible de faire ranger un site sur une requête correcte sans liens.

 

Christophe VidalLà, comment je fais? Je peux aller sur NextLevel.link?

 

Julien Jimenez: Oui, tu peux!
Si tu as pris un nom de domaine expiré, il faut vérifier que les liens qui pointent vers mon site sont toujours présents et où ils pointent sur mon site (page d’accueil ou autre page). Est-ce que j’ai reproduit ses pages? Est-ce que j’ai reproduit ses directions?
Je ne lance jamais un nom de domaine expiré sans l’avoir refait vivre. Chez nous, on a des centaines de spots différents et je vais lui refaire des liens afin de lui redonner vie et/ou lui redonner un peu plus de jus. Ensuite, tu vas pouvoir monter dans des budgets plus importants.
Mais tout cela coûte de l’argent. Aujourd’hui, quand j’ai 50€ pour acheter un lien – c’est en moyenne ce que je préconise pour acheter un lien sur NextLevel, c’est le plus le plus bas – qu’est-ce que je fais? Car sur NextLevel, beaucoup de gens veulent les liens qui ont 600 keywords positionnés, ce qui est une bonne stratégie. Selon moi, il y en a une encore meilleure. Je vais plutôt aller acheter une page qui est 50ième et qui a 4 keywords. Parce que cette page-là, dans NextLevel, j’ai la possibilité de lui ajouter des mots (de base c’est 200 mots, mais je peux monter jusqu’à 700 mots).

Si je suis malin et que je reviens en arrière : « comment réparer mon mitigeur de cuisine? ». On va dire que la page est 45ième. Mais si je connais les requêtes associées à ma page et qui fonctionnent, pourquoi je ne les mets pas dans mon brief NextLevel et commander 700 mots? Mon article me coûte 45€, les 700 mots vont me coûter 25€, mon lien va me coûter 80€. Ce lien là, je le paierai moins cher qu’une page qui est 10ième position, en revanche, le potentiel d’amélioration de ranking de cette page là est plus importante.
Voilà comment utiliser NextLevel. Tu peux aussi aller acheter des liens sur n’importe quelle plateforme et ça fonctionnera.

 

Christophe Vidal: On a parlé du budget pour l’achat du nom de domaine – une 50aine d’euros -, on est venu mettre du contenu dedans (le prix dépend de si on fait du contenu offshore, francophone). Ensuite, quel serait le montant de mon investissement dans le net linking? Si on part du principe que j’ai un expiré qui a 20 domaines jusqu’à maintenant, quel serait le prix à mettre sur 6 mois, 3 mois, 4 mois? Quels sont tes conseils pour ça?

 

Julien Jimenez: Ta question est très difficile. Quand tu vas travailler avec les mitigeurs de cuisine, les coques de téléphones ou les masques, la concurrence de base n’est pas la même. Et donc l’indexation de ton site, ton placement final au bout de deux mois ne sera pas le même. C’est pour cela que je ne lancerai pas un site mais cinq sites si j’avais un budget de départ et je choisirais les trois sites qui marchent le mieux. Je mettrais trois méthodologies différentes en place: j’achète des liens, je vais essayer de créer des liens avec des échanges de liens ou faire du placement de produits chez des blogueurs.
En fonction de cela, le budget d’achat de liens sera différent. Si je fais la stratégie « j’achète des liens », je vais imaginer que je peux me fixer un budget de 400-500€ au bout de 6 mois. Il faut savoir que si une personne veut se faire de l’argent à partir de sites Internet, il faut avoir de l’argent. Autrement, le processus sera beaucoup plus long. À ce moment-là, il est préférable d’acheter 10 liens à 10€ chez AccesLink – qui vont faire le job en indexant tes pages – puis acheter des liens à 200 – 300€ ailleurs. Personnellement, si j’avais cet argent, je referais vivre mon expiré car il y a des liens peut-être moins chers – via mon propre réseau – puis j’irais acheter des liens « middle position » pour les faire monter. Les gens n’aiment pas spécialement ça car tu fais monter la page de la personne que tu achètes. Oui, mais la puissance qu’il va te transmettre est bien supérieure.

J’estime donc à 400 – 500€ de budget au départ et en fonction du modèle économique de mon site (produits qui me dégagent une marge, qui me font perdre de l’argent au départ, qui me font gagner de l’argent, vente d’un eBook…) mon investissement sera différent.
Cela permet de savoir, quand j’achète un lien à 50€, qu’est-ce qu’il se passe chez A, chez B, chez C? En fonction de cela, je peux faire mon choix. Si j’ai un contenu de 4 000 mots, qui se positionne en 14ième position et que finalement avec un lien à 40€ il m’emmène en 5ième position, je vais aller chez A. Si j’ai créé un contenu de 1 000 mots qui se positionne 27ième position, que je vais chez B et que mon résultat est mieux, je vais aller chez lui.

 

Christophe Vidal: J’ai découvert ta page NextLevel il n’y a pas longtemps et le fait de se dire « je vais chercher une page qui est déjà positionnée », c’est se différencier par rapport aux autres plateformes. J’aime le concept et j’attends mes premiers tests avec impatience.
Tu as parlé de PBN, qu’est-ce que c’est? Une autre méthode pour faire des liens? 

 

Julien Jimenez: C’est un « Private Blog Network ». Ça consiste à créer une nébuleuse autour de ton site et donc de la même thématique avec d’autres noms de domaines (expirés ou autres) sur ta thématique qui sont les mitigeurs cuisine. Tu vas créer « mitigeur1cuisine.fr », racheter peut-être un autre expiré et la boucle se relance. Il faut bien comprendre que le PBN coûte de l’argent. Si tu dois racheter 10 sites de PBN et que tu as ton nom de domaine à 40€, tu es déjà à 400€. Ensuite, si tu dois rajouter 4/5 pages de contenu, tu reprends ce budget. Personnellement, si je débutais, je ne lancerai pas du tout de PBN. En revanche, sur le long terme, si je devais faire ranger plusieurs sites autour de la thématique de la cuisine ou des accessoires de cuisine, des ustensiles de cuisine, peut-être que ça devient intéressant. Un PBN deviens réellement intéressant lorsque tu vas chercher de grosses requêtes. Au départ de la création d’un site de niche, je ne vois pas l’intérêt.
Le PBN permet d’avoir une maîtrise entière de ce qu’il se passe chez toi et je le conseille toujours à des clients qui sont là pour des grosses requêtes. En effet, il y a une Update de Google, tu sais que si c’est le 301 qui a posé problème, tu peux retirer les 301. Si ce sont les liens qui posaient problème, on peut agir sur ce pourcentage d’ancres optimisées.
Il faut savoir que nos PBN à nous se positionnent. C’est-à-dire que si je devais monter un PBN sur le mot « mitigeur cuisine », en page 2 ou 3 de Google, on aurait des sites à nous. Tu peux aussi t’en servir pour gagner de l’argent.
Pour le moment, si je suis sur un site de niche que je dois positionner dans mon propre besoin, je ne vais pas sur du PBN.

 

Christophe VidalDerniers petits éléments sur la partie Offsite, même si on sort de la partie SEO pure. Donc tu fais de la promotion de ses sites-là, tu vas sur les réseaux sociaux, tu t’engages dans des communautés, tu essayes de te faire reconnaitre comme un expert, comme un « influenceur »… comment fait-on avec tout cela?

 

Julien Jimenez: Aujourd’hui, je ne le fais pas du tout. Mais si je n’avais qu’un seul site (exemple: autour de la pêche) et qu’il me tenait très à coeur, éventuellement, j’irais m’inscrire sur tous les groupes Facebook de la thématique. Je leur expliquerai que je suis un bon pêcheur, que mes produits fonctionnent bien parce que j’ai pêché beaucoup de carpes avec. Je leur conseillerai de pêcher la nuit, de pêcher avec une certaine lampe et j’essayerai de me faire intégrer dans une communauté. 

J’ai un exemple que je cite souvent, qui est sur le forum « Comment ça marche.net ». C’est un des forums les plus important de France. Je conseille de s’inscrire sur des forums thématisée et obtenir des liens grâce à eux. C’est un forum qui me fascinait puisque c’est le seul forum qui me résistait pour la simple raison que quand tu postes un liens dans ton profil ou dans un article, il passe en no follow, c’est-à-dire qu’il n’est pas suivit.
Je me suis donc demandé « comment avoir un lien sur Comment ça marche.net »? Certaines personnes en ont; comment font-ils? Je voulais un lien vers Korleonbiz Biz, mais je ne savais pas comment faire. Je participe au forum, je fais plusieurs posts mais il n’y a aucun moyen de le faire. Je me rends compte que lorsque des gens mettent des liens eux-même, avec un nombre de posts précis, ils passent en dofollow. C’est bizarre car une personne qui a 200, 300 posts, qui est légitime au yeux de la plateforme peut poser un lien sur « Comment ça marche? ». Donc je fais le naïf et je créé un profil qui s’appelle Laura Jimenez et j’ai dis que je cherchais en urgence à contacter la société Korleonbiz Biz, mais que je trouvais pas de page « contact » sur leur site. Au bout d’une minute, une personne me répond « voilà le lien de l’agence ». 5 000 posts sur le forum, lien dofollow. Voilà comment ça fonctionne, mais a utiliser avec modération !

Un jour, j’ai voulu placer un lien sur Daylimotion et j’y ai passé 24h. J’étais au bureau et je ne suis pas rentrée pendant 24h. Il y avait des chaines qui avaient des liens dofollow, mais je ne comprenais pas. Comment font-ils? J’ai mis des vidéos mais impossible. Je me suis ensuite demandé « quel est le gain pour Daylimotion de te laisser faire ça? », puis je suis passé éditeur chez advertizer afin de faire des pubs pour mes vidéos. Lorsque tu changes d’interface sur Daylimotion, que tu passes sur Advertizer, tu peux mettre des liens en dofollow.

Une fois, j’étais avec Paul Sanchez, on regardait des spots, on arrive sur un CMS et je me rends compte que certains ont des liens sur des gros Drupal (en Onpage ou sur des gros articles). Donc on cherche comment faire. On fait un footprints (= une empreinte d’un site internet pour trouver d’autres sites Internet qui se ressemblent). Dans tous les Drupal, il y a la phrase « en savoir plus ». Je jette cette phrase dans Google et je me rends compte que dans la première URL il y a : nomdedomaine.com/node/917 et lorsque tu cliques dessus, ça fait comme une URL classique. Je la jette dans le navigateur et j’ajoute « /edit ». Et là… je suis dans n’importe quel Drupal, sans aucun accès. Ce n’est pas quelque chose qu’il faut faire !

 

Christophe Vidal: Le meilleur moyen d’avoir des liens, ça reste le piratage, mais après on bascule dans un endroit où il ne faut pas aller.

 

Julien Jimenez: Personnellement, ça ne m’intéresse pas du tout. 

 

Christophe Vidal: Je considère qu’il ne faut pas y aller non plus. Ce sont des choses illégales, qu’il ne faut bien évidemment pas faire.

 

Julien Jimenez: Malheureusement, certaines failles de hacking sont très simples… Je ne vais pas en parler plus que cela, mais la curiosité aiguë est pour moi la plus grosse qualité d’un SEO. 

 

Christophe Vidal: C’est important de le dire et d’en parler car il y a malheureusement des gens qui le font. Il est également important que nous ayons en tête de nous protéger nous-même vis-à-vis de cela.

 

Julien Jimenez: D’ailleurs la première chose à mettre en place si vous avez un CMS de type WordPress ou autre, est un acheté password directement dans votre dossier WPN. Ce qui vous permettra d’avoir une double authentification sur votre CMS. C’est quelque chose qui fonctionne plutôt bien car on sait que les CMS wordpress sont très souvent hackés. 

 

Christophe Vidal: Donc, on a notre site. Maintenant, comment je gagne de l’argent avec tout ça? On a parlé de ta filiation tout à l’heure, peut-être que c’est ce qui vient naturellement dans la tête des gens. On en voit partout maintenant de ses MFA (Made For Adsense).

 

Julien Jimenez: J’ai vu un sondage sur Adsense il y a deux jours : « Combien gagnez-vous maintenant avec Adsense? ». Ils proposaient 1€, 10€, 100€. Il faut savoir qu’encore aujourd’hui, on peut gagner beaucoup, beaucoup d’argent avec Adsense. On peut monter à une somme avoisinant les 4-5 chiffres par jour. Mais, c’est plus compliqué qu’avant. Là où avant tu positionnais Adsense sur une page et tu avais de l’argent (par exemple 100 visiteurs pour 1€), aujourd’hui peut-être que tu feras 0,50€.
Pour moi, c’est un modèle qui est tout à fait viable. Il faut procéder à des a/b tests, différentes annonces, différentes couleurs et il y a des annonces automatiques qui mettent que des pub sur mobile et pas sur PC. Adsense propose maintenant une PUB plein écran, le mode automatique (ils placent les annoncent pour toi).

Il y a un site qui s’est vendu à plus de 6 chiffres via la plateforme de Kevin Joudan, Dotmarket (plateforme d’achat et vente de sites). Il était sur de gros Key word et cette personne faisait plus de 10 000€ par mois uniquement avec de l’Adsense.
Ça me fait également penser à un site que l’on avait, « smic-horaire.com ». Il avait qu’une seule page et faisait 10 000 visiteurs par jour. Pourquoi? Parce que le site répondait parfaitement à la requête smic horaire.

Concernant la partie affiliation, la facilité c’est Amazon. Car ce dernier est tellement gros que tu as presque tous les produits dessus et tu peux les recevoir en 24/ 48h avec Amazon Prime.

 

Christophe Vidal: C’est un peu la polémique par rapport à Amazon, mais j’achète des produits dessus que je ne trouve nul part ailleurs!

 

Julien Jimenez: Soyons honnêtes; je n’achète QUE sur Amazon. J’étais en train de faire un Podcast avec David et le son n’était pas assez bien. J’ai été sur Amazon pour commander un casque que j’ai reçu le lendemain. Qui d’autre qu’Amazon peut faire ça?
Si je ne trouve pas des produits bien spécifiques, je vais aller sur des sites spécialisés, mais personnellement, en tant qu’utilisateur d’Amazon, je trouve que c’est fabuleux. 

 

Christophe Vidal: Le débat n’est pas de casser du Amazon. Amazon fait bien son travail. Au niveau des impôts, c’est un autre débat, mais au niveau de la logistique et du business, ils font bien leur boulot. Au lieu de les montrer du doigts, chacun devrait se remettre en cause et évoluer, faire évoluer son commerce.

 

Julien Jimenez: Exactement ! Et on le vois très bien; Amazon a certainement déjà sauvé plein d’entreprises pendant les confinements. Beaucoup de personnes se sont mises sur Amazon pour vendre leurs produits, c’est impressionnant. 

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